Le luchonnais automnal…

Dix ans quasiment que nous n'étions pas retournés au lac d'Oô. Le temps nous laisse un peu de répit avant de nous envoyer ses basses températures, il aurait été dommage de ne pas en profiter. Direction Luchon, ses sommets, ses lacs, cette fois Espingo, pour un week-end éclair pyrénéen. Val d'Astau départ Lac d'Oo (3) Le chemin pour atteindre Espingo, contourne Oô par la gauche. Après avoir longé en hauteur les rives du lac (1504m d'altitude et une étendue de 42Ha), le chemin s'engage dans une série de lacets assez pentus pour atteindre un premier palier. On a alors toujours en vue cette impressionnante cascade de 275m de hauteur qui alimente le lac. Chemin vers EspingoSur le chemin d'EspingoSur le chemin d'Espingo (2)Le chemin reprend alors pour cette fois avoir un profil bien plus caillouteux et moins évident à négocier sur la dernière partie qui mène au col d'Espingo 1967m. On peine un peu dans cette partie, mais les paysages sont vraiment somptueux. On a déjà été émerveillé en arrivant dans Peyresourde tant l'automne nous gratifie de paysages ensoleillés et magnifiques, mais là, côtoyer les cimes enneigées rajoutent un peu de spectacle... Quelques metres avant le colEt enfin la délivrance, les derniers mètres sont en vus, et le cirque d'Espingo va enfin s'offrir à nous... Vue sur le cirque d'EspingoNous aurons juste le temps de déjeuner face à cet enchainement de sommets au soleil, avant que ce dernier ne décide (déjà) de se cacher derrière les plus hauts... Tant pis on est vraiment bien en altitude...

Cirque d'EspingoPanorama depuis le col et sur le lac d'Espingo 1882m et 7,6ha.

Carte Espingo Refuge d'EspingoLe cirque d'Espingo est propice à passer un bon moment, surtout à cette période quand la foule estivale n'est plus là depuis longtemps... mais il est temps de regagner la vallée et déjà le frais se fait ressentir. Après être montés en tee-shirt, c'est en pull et veste que nous effectuerons la descente... Col d'Espingo 1967msur le GR10 La luminosité baisse vite à cette période de l'année malheureusement, et nous atteindrons le bas du chemin d’accès à Oô dans la pénombre... Sur la fin vers AstauC'est une journée magnifique qui s'achève, comme un cadeau automnal vécu à deux ce qui n'a pas de prix... Le cadeau ne s'est pas arrêté là, puisque le lendemain, après avoir pris un excellent déjeuner à l'Hôtel Panoramic, nous avons remonté le col de Peyresourde toujours dans cette ambiance baignée de soleil et surtout de calme. Après avoir traversé un Peyragudes fantomatique, nous irons clore ce week-end à Balnea et un déjeuner sur l'herbe du lac de Loudenvielle... le plaisir n'a pas de prix en cette période... Dans Peyresourde  

Les feuilles d’automne…

L'automne s'est installé cette année et repousse les assauts de l'hiver. Le soleil domine largement et nous permet cette année de nous échapper de temps à autre entre deux coups de pinceaux ou marteau, comme ce fut le cas au Pic de Nore pour une randonnée... Vue sur le Pic de NoreVue vers l'Aude Ces magnifiques journées que nous offre l'automne cette année, sont une véritable invitation à la flânerie cyclistique... Près d'un mois sont passés depuis la dernière sortie un peu importante, mais la motivation surpasse la douleur pour aligner les kilomètres et profiter de ces paysages somptueux. Malheureusement, les rafales du vent d'Autan sont venues perturbées cette belle journée du week-end dernier, et la moitié de la sortie était un mélange d'équilibrisme et de cyclisme... Départ vent encore modéré...Premières rampes Pas du Sant...Dès les premières rampes du Pas du Sant, les feuilles jonchent l'asphalte sur les côtés, les couleurs sont impressionnantes... Pas du Sant 602m Cette montée m'a longtemps impressionné dans mes jeunes années de cycliste, mais aujourd'hui c'est un réel plaisir, surtout ce versant de Massaguel et en toutes saisons je rajouterai même... Le vent est très fort à ce moment là, je pensais pourtant qu'une fois dans la montagne ce serait plus calme. Il n'en est rien, bien au contraire. Heureusement en étant à couvert sous les arbres, on le ressent beaucoup moins. Le seul risque est de voir tomber une branche, la vigilance est de mise par ce temps... Je reprends mon chemin pour monter jusqu'au niveau du col de Fontbruno, sans pour autant avoir à l'esprit de l'atteindre tant il est aujourd'hui exposé sans la forêt qu'il y avait autour qui le protégeait un peu... Vue sur les Pyrénées depuis les Escudiès... Bassins de Roudille...Un petit détour au monument comme à chaque fois, et 14km de descente suivront, avant de finir cette sortie de 70km par la plaine de Labruguière et Saïx. Ce tracé reste à mon avis un classique, du moins tout ce secteur, pour profiter tranquillement (peu de gens croisés) et pleinement du changement dans la végétation et des multiples couleurs que nous offre la nature en automne. Automne 96Durant ces sorties vélo, il est toujours agréable de croiser un représentant de la faune, mais ce jour là, c'est un insecte qui a profité de l'occasion pour faire peut être son baptême de vélo... Coccinelle à vélo...  

Intermède bagnerais…

Les vacances sont finies mais le souvenir de ce mini-séjour à Bagnères-de-Bigorre restera longtemps tant par les paysages grandioses une nouvelle fois que par le plaisir d'avoir pu partager cela. Jour 1 : Sur le Petit Monné... Pour l'arrivée en Bigorre, une petite rando de l'après-midi s'imposait. Direction donc le Petit Monné, au-dessus de Bagnères-de-Bigorre, pour pouvoir profiter d'un panorama exceptionnel sur la vallée de Campan chère à nos cœurs. Vue sur Bagnères Vallée de CampanJour 2: Dans le Tourmalet... les travaux de la maison nous ont pas mal accaparés ces derniers temps, et la météo étant très variable en montagne pour ce mois d'août (surtout quand ça nous convenait), il fallait optimiser notre séjour, et donc ce jour 2 devait offrir du grand spectacle en matière de panorama. C'est pourquoi, après pas mal de recherches sur les différents passages possibles, j'ai tracé une randonnée dans le massif du Pic du Midi qui nous permettrait d'atteindre le lac d'Oncet tout en s'éloignant du parcours habituel très fréquenté et en nous offrant une vue exceptionnelle sur la vallée de Barèges et tous les sommets environnant.

Au matin

Virage Départ officiel Iris des Pyrénées Peu de commentaires car le spectacle offert par la nature et les montagnes parle de lui-même... Le chemin est assez escarpé par moment et demande à poser les mains, notamment dans la première partie face à la Vallée de Barèges; après avoir passé le Vallon d'Aoube, on bifurque sur la droite à la place de continuer vers Aoube et le chemin des lacs Vert et Bleu. S'ensuit une série de lacets rapprochés dans un pierrier avant d'avoir le col de la Bonida en ligne de mire. La Bonida en vue Panorama col de la BonidaArrivés au col, le promontoire qui s'avance vers la Vallée de Barèges offre un coin superbe pour la photographie des paysages alentours... Panorama Tourmalet - Barèges Panorama Piste Pic du MidiLa pause casse-croute est bienvenue, surtout face à un panorama tel quel à 360°... Ne reste plus après qu'à se laisser descendre jusqu'au lac d'Oncet... Entre Bonida et OncetLe lac d'Oncet comme prévu est très fréquenté en cet après-midi d'août, le temps d'observer le troupeau de lamas, les quelques névés qui restent et cette eau cristalline, et nous remontons vers la piste du Pic du Midi pour rejoindre le col de Sencours. Piste et Lac OncetOncetCol de Sencoursil est temps alors de reprendre la piste pour clore notre périple du jour et rejoindre tranquillement  le col du Tourmalet où nous attendait l' "Idris des Pyrénées", pur produit de la vallée de Campan capable de monter quasi tout en haut du Pic sur son vtt... Départ parapenteJour 3: Le départ... On s'en revient, non sans avoir dégusté un bon petit déjeuner au CarréPy Hôtel, et avoir parcouru le chemin qui mène à la fontaine de Crastes en guise de dernière promenade... Fontaine de Crastes

Dans la brume du Port d’Aula…

Dans le style atypique, cette sortie vélo restera comme un must ! Direction l'Ariège pour découvrir ses pentes et surtout le redoutable mais non moins fameux Port d'Aula - 2260m. Bien sûr qui dit Pyrénées, dit aussi le spécialiste Vélomontagne, même s'il ne joue pas cette fois sur ces terres bigourdanes.

Village de Seix

Après une nuit tranquille passée à l'Auberge du Haut Salat, nous avions convenu d'attaquer ces rudes pentes très tôt le matin, compte tenu des 35° de la veille. Hélàs c'est bel et bien bruine et ciel très bas qui nous accueillaient au pti dej le matin. Mais il en fallait plus pour nous détourner de notre cible. Et c'est donc peu après 6h30 que nous nous élançons pour une dizaine de kilomètres d'échauffement entre Seix et le pied du port à Couflens. Au matin du Port d'Aula La montée comporte trois parties: une première goudronnée avec des portions longues aux pourcentages assez raides, une deuxième non goudronnée qui nous mène au Col de Pause, et enfin la troisième toujours sur piste entre le col et le Port d'Aula. La bruine est toujours présente quand on attaque les premières pentes. Le brouillard se fait de plus en plus épais au fur et à mesure qu'on monte sur cette partie, il faut avouer que les panoramas qu'on a beau s'imaginer, nous manquent énormément tant on devine que les vues sur les vallées doivent être somptueuse déjà en quelques kilomètres. Ça grimpe dur, les virages en épingle s'enchainent, l'altitude augmente rapidement. On croise dans cette partie plusieurs hameaux comme accrochés à la pente, mais vu le temps ce n'est pas la foule de randonneurs dans le coin... et tant mieux d'un côté! On arrive à la fin de la route goudronnée, pour entreprendre la "route sylvopastorale"... on effectue un petit arrêt, quelque part symbolique, la montée ne sera plus la même à partir de ce point... Le vélo que j'ai monté spécialement pour ce type de parcours, va alors être d'une bravoure sans faille... Les bases du cadre, de ce vélo de mes 15ans, acceptent des largeurs de pneus très importantes, rejoignant là ceux de vtt. J'ai donc monté à l'avant (plus écarté) un pneu de 700x42 et à l'arrière 700x35, et bien m'en a pris! vu les conditions humides (mais pas détrempées heureusement), les cailloux, le peu d'adhérence finalement, il aurait été suicidaire de se présenter sur ce chemin avec des pneus plus fins. La montée est longue jusqu'au palier du col de Pause, la danseuse est déconseillé sous peine de perdre le grip et déraper, on effectue quelques arrêts pour admirer le "non-panorama", et surtout on se pose de nombreuses questions sur la suite de notre périple, le ciel étant toujours bouché...

Route sylvopastorale

Col de Pause (3)On arrive au col de Pause comme soulagés d'être déjà arrivés là; le brouillard est toujours aussi dense malheureusement, les photos plongeantes sur les lacets de la piste, vues sur internet, resteront des photos d'internet pour cette fois, on en est quasi sûr. Après une coutre pause, on s'élance pour ce qui constitue l'assaut final. Mais quel assaut ! une bonne dizaine de kilomètres nous attendent, et le Port d'Aula a décidé de bien justifier ses 8,7% de moyenne!

Arrivée au Col de Pause

Mon braquet de 32x32 version 7 vitesses des années 90 n'est pas de reste pour moi; Idris lui, virevolte presque sur son vtt qui représente un avantage que l'on peut qualifier de DOPAGE aujourd'hui!... on s'attend régulièrement et arrive enfin le moment quand les lueurs d'éclaircies se transforment en réel ciel bleu! On passe définitivement au-dessus du brouillard vers 1900m, juste quand on atteint l'étang d'Areau. A cet instant, le paysage devient incroyable! La pente n'en reste pas moins importante et la piste toujours aussi fuyante sous les pneus, mais la vue à 360° est sublime et atténue la dureté de l'effort. La grande barrière rocheuse et escarpée du Mont Valier (2838m) se déroule sous nos yeux, la mer de nuage vient mourir à ses pieds, des plaques de neige sont encore bien présentes à plus de 2700m, on passe l'étang de Pra Matau, le soleil brille et on termine l'une des plus grosses ascensions des Pyrénées...
Mont Valier

Mont Valier - 2838m

Dans le Port d'Aula 3Etang d'AreauPort d'Aula 11 juillet 2015 172

Les lacets continuent de s'enchainer, et la sérénité ne viendra être perturbée que par un cheval au galop nous rattrapant (aisément lui!) dans nos derniers hectomètres... le vent s'est mêlé à notre ascension à l'approche du Port, mais la cible est en vue et rien ne nous arrête maintenant. Dans le Port d'Aula 5
Vue depuis le Port d'Aula sur le versant espagnol...

Vue depuis le Port d'Aula sur le versant espagnol...

Vélos au Port d'AulaL'arrivée au Port d'Aula est superbe, avec la borne frontière historique pour nous accueillir, et enfin la vue sur l'Espagne qui reste toujours un instant spécial... on restera un long moment à contempler le versant voisin. Et que dire de ce Port d'Aula... terre de passage et d'exil qui relie l'Espagne à la vallée du Salat, il fut surement un vrai calvaire pour de nombreuses personnes fuyant les persécutions et régimes autoritaires, mais aussi un lieu d'espoir important... Descente Port d'Aula 2 La descente sera très compliquée, du fait des poignées de freins très dures sous les gants sur ce chemin si chaotique, et de la remontée d'un brouillard épais qui nous empêchera parfois à voir à plus de dix mètres, mais le retour sur le goudron se traduira également par le retour d'une vue un peu plus dégagée sur la vallée du Salat. Le périple s'achève sous la halle de Seix en dégustant un sandwich bien reconstituant, avec le sentiment d'avoir vécu encore un moment fort de notre passion cycliste. (Et merci au photographe!)

Un Tour de la Montagne Noire

Quelques semaines sont passées depuis la dernière sortie d'envergure fin mai, mais le temps a été mis à profit pour tracer un nouveau parcours destiné à accueillir une nouvelle fois le PDG de Vélomontagne.fr alias Idris. Il fait le grand honneur au Tarn de déposer ses roues une nouvelle fois dans notre beau département à la recherche de beaux paysages montagneux de préférence. La route que j'ai choisie de suivre est une route qui regroupe en un peu plus de 100km, quasi toutes les facettes de la Montagne Noire à travers son influence continentale et celle plus méditerranéenne. Le temps est chaud voire étouffant depuis quelques jours, ce jour-là on ne parle pas d'accalmie, mais le matin est légèrement plus respirable. Quai gare VielmurGare MazametOn prend le train de 6h45 afin de passer rapidement sur un trajet jusqu'à Mazamet contre le vent et qui n'aurait rien apporté à l'histoire de ce parcours. le vent d'Autan, qui s'est levé l'avant-veille, se renforce en passant Castres. A Mazamet les rafales dans les arbres sont beaucoup plus présentes. En passant par Triby on choisit une montée à l'abri sur presque tout le déroulé. La traversée de Mazamet est calme, et on s'engage sur la "route des usines" tranquillement. Deux ans que je n'avais pas repris cette route, deux ans que je n'avais pas entrepris le "challenge du Pic de Nore". Mais cette fois, en plus, c'est pour la faire découvrir à un cycliste passionné. J'ai profité des jours avant pour me documenter sur l'histoire qui jalonne tout notre tracé afin de ne pas rouler idiot. Je ne pratique pas le vélo pour alimenter un quelconque tableau de chasse, mais bien pour découvrir des coins, contempler les panoramas ou les simples paysages, profiter de l'instant et ressentir la vie passée si intense de nos régions. Que ce soit dans les Pyrénées ou dans le Tarn, les deux coins où j'ai le plus roulé, les vallées ont connu leurs heures de gloire internationale et il est toujours intéressant de découvrir ici ou là des témoins de cette activité. Le vélo est alors le meilleur moyen de locomotion pour prendre le temps et savoir s'arrêter. Bien sûr, avant de prendre la fameuse intersection à gauche pour embrancher sur ce versant, nous aurons pris le temps de découvrir les hameaux qui jalonnent cette portion de route depuis Mazamet, Hautpoul sur les hauteurs, Moulin de l'Oule, etc.... Pied Pic de Nore La montée à Nore comme disent les anciens, se fait sur un bon rythme en moulinant pour ma part et un peu plus en force pour Idris (mais lui il peut!). Les lacets s'enchainent, le début est toujours un peu plus dur que la fin, la portion très à découvert nous offre de bonnes rafales qui commencent à m'inquiéter pour le sommet tant je sais que des records de vent peuvent y être atteints. Hameau Les YesDans le PicOn ne croisera qu'un petit vieux à pied caché sous son coupe-vent orange fluo (on ne pouvait pas le louper lui...). Petit arrêt au niveau du croisement de Triby, et on repart pour la dernière portion. Le vent est présent mais on le ressent moins là, nombreux sont les arbres qui nous abritent. Carrefour du TribyPic de Nore 1Pic de Nore 2Arrive enfin le moment clé: la sortie de la forêt! Apparait enfin le majestueux Pic de Nore et son antenne façon fusée de Tintin... et le vent décide alors de nous épargner sur toute cette portion dégagée. Nous pouvons enfin profiter de ce panorama si spécial! On y restera environ une bonne vingtaine de minutes à contempler les monts et vallons alentours, les Pyrénées se font fugaces aujourd'hui, mais la vue en reste exceptionnelle bien évidemment. Pic de Nore 6Pic de Nore 4Pic de Nore 3Pic de Nore 5La route est encore longue pour mon parcours, et après s'être un peu ravitaillé, il est temps de redescendre. Direction Pradelles-Cabardès tout en profitant de la vue. On bifurque définitivement vers le Cabardès à la sortie du village. Au PicDescente Pic de NorePradelles Cabardes Carrefour PradellesAu loin le PicS'ensuit alors une descente assez longue vers les villages de Labastide-Esparbaïrenque (dont Idris n'a toujours pas digéré le nom), Roquefère et Mas Cabardès. Ces villages ont connu eux aussi des temps d'activité très importante, aujourd'hui c'est essentiellement le tourisme qui les fait vivre et même re-vivre tant les habitants rénovent les murs et maisons de pierre. Les traversées sont vraiment très agréables. Les kilomètres défilent sous nos roues, et on sent bien de ce côté l'influence méditerranéenne, l'air y est plus chaud (légèrement moins agréable à mon gout) et les conifères ont disparu des paysages. Sans nul doute, il sera intéressant d'y revenir en automne pour contempler tous ces chênes et autres châtaigners ornés de feuilles aux couleurs flamboyantes. On entreprend alors la remontée sur les Martys qui s'avèrera assez longue d'une bonne dizaine de kilomètres, mais on se délecte des paysages qui sont magnifiques à chaque virage prononcé.

Labastide E Roquefère 2 Roquefère 1Mas Cabardes Croix de TisserandsLa Croix des Tisserands de Mas Cabardès, témoin du passé de ce village....

Martys 2Montée sur les MartysArrivé en haut, direction à gauche pour rejoindre Laprade, non sans un petit arrêt boisson fraîche à un bar-restaurant de bord de route. Martys 3La partie qu'on attaque en repartant, est du domaine du connu maintenant. On passe Laprade et son lac, puis les toboggans reprennent pour finalement atteindre le Pas du Rieu et quelques mètres plus loin la dernière rampe du col de Fontbruno. Lac de Laprade Pas du Rieu Col de FontbrunoMine de rien, on roule toujours bon train en admirant le panorama qui se détache, on atteint le col et ses 880m. Quel plaisir de faire découvrir à Idris ces routes que j'emprunte si souvent. Nous passons un long instant au monument érigé en mémoire du maquis de la Montagne Noire. Puis vient le temps de faire une pause aux bassins de Roudille qui restent un des coins les plus agréables du secteur. Monument Fontbruno 3 Monument Fontbruno 1 RoudilleLe ciel, bien que gris, n'est pas trop mal pour décider de s'engager sur la route qui mène au barrage de La Galaube. C'est la première fois que j'y roule, et la découverte est à l'image de ce que je m'imaginais: une route traversant les forêts et vraiment perdue. On croise régulièrement des stèles là aussi, tant les combats pendant la seconde guerre mondiale ont été nombreux ici. Route de la Galaube En descendant vers La Galaube Vers La GalaubeLa route forestière serpente, monte et descend au grès des petits monts, mais dans l'ensemble elle permet de bien rouler. J'y étais passé il y a de nombreuses années (je ne m'en souviens quasi plus), le barrage était alors en construction, mais aujourd'hui avec la densité de la végétation on ne distingue que très peu sur la fin la retenue d'eau. Nous bifurquons pour rentrer dans le village de La Galaube, mais l'accès ne semble pas très aisé pour remonter au niveau de l'eau, on préfère reprendre notre route. La Galaube bis La Galaube La Galaube ter Stèle la GalaubeLà également, la route reliant Arfons à travers bois, est une totale nouveauté pour moi. Je craignais de nous retrouver sur une piste en plus ou moins bon état comme il y en a un certain nombre dans la Montagne Noire, mais finalement c'est bien goudronné tout du long, et cette traversée est vraiment agréable. La fin offre même une vue imprenable sur Arfons. On retrouve la route de Saissac pour finir. Je retiens également le secteur pour y revenir à l'automne. Mine de rien la température monte, et il fait bon s'arrêter dans Arfons pour se rafraichir. Deux fontaines au moins y sont accessibles. Route La Galaube Arfons Arfons 1 Croisement Rte La Galaube SaissacAprès un moment de récupération bien appréciable, il ne nous reste plus à la sortie du village que la côte dite de Dourgne, mais finalement elle se montera bon train avec même une vue sur un sommet des Pyrénées ariégeoises au loin.

Fontaine Arfons Arfons 3 Arfons 2Croix de MontalricCroix de Montalric - "Les Hospitaliers qui créèrent le village d’Arfons (qui s’appelait alors Orfons), au XIIe siècle, avaient besoin de mains pour défricher la forêt. C’est pourquoi, reprenant le moyen employé par Romulus lors de la fondation de Rome, ils décidèrent d’attirer les gens qui avaient eu des problèmes avec la justice. Ils créèrent une sauveté, c’est-à-dire une terre d’asile où la justice des seigneurs avoisinants était suspendue. Les limites de cette sauveté du XIIe siècle sont encore visibles aujourd’hui dans la forêt, sous la forme de croix. La croix de Montalric sur la route de Dourgne en matérialisait la limite nord." (tiré de l'excellent blog Polymathe)

Vue sur la plaineLa descente sur Dourgne est toujours aussi exceptionnelle, avec une vue très dégagée sur toutes les plaines environnantes. Après un instant photo et une portion très gravillonnée de la route, on lâche enfin les freins pour une descente longue et bien marquée. Deux petits détours par l'abbaye d'En Calcat et Massaguel, village cher à mon coeur, viendront agrémenter cette fin de sortie. La chaleur devient plus étouffante sur ce dernier morceau, et un arrêt salvateur à Soual nous requinquera pour terminer les dix kilomètres restant tambour battant. 116 km et 2050 m de D+ de découverte de routes et coins qui valent vraiment le détour, et puis bien sûr la satisfaction d'avoir partagé ce si beau circuit avec le guide pyrénéen !