Les feuilles d’automne…

L'automne s'est installé cette année et repousse les assauts de l'hiver. Le soleil domine largement et nous permet cette année de nous échapper de temps à autre entre deux coups de pinceaux ou marteau, comme ce fut le cas au Pic de Nore pour une randonnée... Vue sur le Pic de NoreVue vers l'Aude Ces magnifiques journées que nous offre l'automne cette année, sont une véritable invitation à la flânerie cyclistique... Près d'un mois sont passés depuis la dernière sortie un peu importante, mais la motivation surpasse la douleur pour aligner les kilomètres et profiter de ces paysages somptueux. Malheureusement, les rafales du vent d'Autan sont venues perturbées cette belle journée du week-end dernier, et la moitié de la sortie était un mélange d'équilibrisme et de cyclisme... Départ vent encore modéré...Premières rampes Pas du Sant...Dès les premières rampes du Pas du Sant, les feuilles jonchent l'asphalte sur les côtés, les couleurs sont impressionnantes... Pas du Sant 602m Cette montée m'a longtemps impressionné dans mes jeunes années de cycliste, mais aujourd'hui c'est un réel plaisir, surtout ce versant de Massaguel et en toutes saisons je rajouterai même... Le vent est très fort à ce moment là, je pensais pourtant qu'une fois dans la montagne ce serait plus calme. Il n'en est rien, bien au contraire. Heureusement en étant à couvert sous les arbres, on le ressent beaucoup moins. Le seul risque est de voir tomber une branche, la vigilance est de mise par ce temps... Je reprends mon chemin pour monter jusqu'au niveau du col de Fontbruno, sans pour autant avoir à l'esprit de l'atteindre tant il est aujourd'hui exposé sans la forêt qu'il y avait autour qui le protégeait un peu... Vue sur les Pyrénées depuis les Escudiès... Bassins de Roudille...Un petit détour au monument comme à chaque fois, et 14km de descente suivront, avant de finir cette sortie de 70km par la plaine de Labruguière et Saïx. Ce tracé reste à mon avis un classique, du moins tout ce secteur, pour profiter tranquillement (peu de gens croisés) et pleinement du changement dans la végétation et des multiples couleurs que nous offre la nature en automne. Automne 96Durant ces sorties vélo, il est toujours agréable de croiser un représentant de la faune, mais ce jour là, c'est un insecte qui a profité de l'occasion pour faire peut être son baptême de vélo... Coccinelle à vélo...  

Intermède bagnerais…

Les vacances sont finies mais le souvenir de ce mini-séjour à Bagnères-de-Bigorre restera longtemps tant par les paysages grandioses une nouvelle fois que par le plaisir d'avoir pu partager cela. Jour 1 : Sur le Petit Monné... Pour l'arrivée en Bigorre, une petite rando de l'après-midi s'imposait. Direction donc le Petit Monné, au-dessus de Bagnères-de-Bigorre, pour pouvoir profiter d'un panorama exceptionnel sur la vallée de Campan chère à nos cœurs. Vue sur Bagnères Vallée de CampanJour 2: Dans le Tourmalet... les travaux de la maison nous ont pas mal accaparés ces derniers temps, et la météo étant très variable en montagne pour ce mois d'août (surtout quand ça nous convenait), il fallait optimiser notre séjour, et donc ce jour 2 devait offrir du grand spectacle en matière de panorama. C'est pourquoi, après pas mal de recherches sur les différents passages possibles, j'ai tracé une randonnée dans le massif du Pic du Midi qui nous permettrait d'atteindre le lac d'Oncet tout en s'éloignant du parcours habituel très fréquenté et en nous offrant une vue exceptionnelle sur la vallée de Barèges et tous les sommets environnant.

Au matin

Virage Départ officiel Iris des Pyrénées Peu de commentaires car le spectacle offert par la nature et les montagnes parle de lui-même... Le chemin est assez escarpé par moment et demande à poser les mains, notamment dans la première partie face à la Vallée de Barèges; après avoir passé le Vallon d'Aoube, on bifurque sur la droite à la place de continuer vers Aoube et le chemin des lacs Vert et Bleu. S'ensuit une série de lacets rapprochés dans un pierrier avant d'avoir le col de la Bonida en ligne de mire. La Bonida en vue Panorama col de la BonidaArrivés au col, le promontoire qui s'avance vers la Vallée de Barèges offre un coin superbe pour la photographie des paysages alentours... Panorama Tourmalet - Barèges Panorama Piste Pic du MidiLa pause casse-croute est bienvenue, surtout face à un panorama tel quel à 360°... Ne reste plus après qu'à se laisser descendre jusqu'au lac d'Oncet... Entre Bonida et OncetLe lac d'Oncet comme prévu est très fréquenté en cet après-midi d'août, le temps d'observer le troupeau de lamas, les quelques névés qui restent et cette eau cristalline, et nous remontons vers la piste du Pic du Midi pour rejoindre le col de Sencours. Piste et Lac OncetOncetCol de Sencoursil est temps alors de reprendre la piste pour clore notre périple du jour et rejoindre tranquillement  le col du Tourmalet où nous attendait l' "Idris des Pyrénées", pur produit de la vallée de Campan capable de monter quasi tout en haut du Pic sur son vtt... Départ parapenteJour 3: Le départ... On s'en revient, non sans avoir dégusté un bon petit déjeuner au CarréPy Hôtel, et avoir parcouru le chemin qui mène à la fontaine de Crastes en guise de dernière promenade... Fontaine de Crastes

Dans la brume du Port d’Aula…

Dans le style atypique, cette sortie vélo restera comme un must ! Direction l'Ariège pour découvrir ses pentes et surtout le redoutable mais non moins fameux Port d'Aula - 2260m. Bien sûr qui dit Pyrénées, dit aussi le spécialiste Vélomontagne, même s'il ne joue pas cette fois sur ces terres bigourdanes.

Village de Seix

Après une nuit tranquille passée à l'Auberge du Haut Salat, nous avions convenu d'attaquer ces rudes pentes très tôt le matin, compte tenu des 35° de la veille. Hélàs c'est bel et bien bruine et ciel très bas qui nous accueillaient au pti dej le matin. Mais il en fallait plus pour nous détourner de notre cible. Et c'est donc peu après 6h30 que nous nous élançons pour une dizaine de kilomètres d'échauffement entre Seix et le pied du port à Couflens. Au matin du Port d'Aula La montée comporte trois parties: une première goudronnée avec des portions longues aux pourcentages assez raides, une deuxième non goudronnée qui nous mène au Col de Pause, et enfin la troisième toujours sur piste entre le col et le Port d'Aula. La bruine est toujours présente quand on attaque les premières pentes. Le brouillard se fait de plus en plus épais au fur et à mesure qu'on monte sur cette partie, il faut avouer que les panoramas qu'on a beau s'imaginer, nous manquent énormément tant on devine que les vues sur les vallées doivent être somptueuse déjà en quelques kilomètres. Ça grimpe dur, les virages en épingle s'enchainent, l'altitude augmente rapidement. On croise dans cette partie plusieurs hameaux comme accrochés à la pente, mais vu le temps ce n'est pas la foule de randonneurs dans le coin... et tant mieux d'un côté! On arrive à la fin de la route goudronnée, pour entreprendre la "route sylvopastorale"... on effectue un petit arrêt, quelque part symbolique, la montée ne sera plus la même à partir de ce point... Le vélo que j'ai monté spécialement pour ce type de parcours, va alors être d'une bravoure sans faille... Les bases du cadre, de ce vélo de mes 15ans, acceptent des largeurs de pneus très importantes, rejoignant là ceux de vtt. J'ai donc monté à l'avant (plus écarté) un pneu de 700x42 et à l'arrière 700x35, et bien m'en a pris! vu les conditions humides (mais pas détrempées heureusement), les cailloux, le peu d'adhérence finalement, il aurait été suicidaire de se présenter sur ce chemin avec des pneus plus fins. La montée est longue jusqu'au palier du col de Pause, la danseuse est déconseillé sous peine de perdre le grip et déraper, on effectue quelques arrêts pour admirer le "non-panorama", et surtout on se pose de nombreuses questions sur la suite de notre périple, le ciel étant toujours bouché...

Route sylvopastorale

Col de Pause (3)On arrive au col de Pause comme soulagés d'être déjà arrivés là; le brouillard est toujours aussi dense malheureusement, les photos plongeantes sur les lacets de la piste, vues sur internet, resteront des photos d'internet pour cette fois, on en est quasi sûr. Après une coutre pause, on s'élance pour ce qui constitue l'assaut final. Mais quel assaut ! une bonne dizaine de kilomètres nous attendent, et le Port d'Aula a décidé de bien justifier ses 8,7% de moyenne!

Arrivée au Col de Pause

Mon braquet de 32x32 version 7 vitesses des années 90 n'est pas de reste pour moi; Idris lui, virevolte presque sur son vtt qui représente un avantage que l'on peut qualifier de DOPAGE aujourd'hui!... on s'attend régulièrement et arrive enfin le moment quand les lueurs d'éclaircies se transforment en réel ciel bleu! On passe définitivement au-dessus du brouillard vers 1900m, juste quand on atteint l'étang d'Areau. A cet instant, le paysage devient incroyable! La pente n'en reste pas moins importante et la piste toujours aussi fuyante sous les pneus, mais la vue à 360° est sublime et atténue la dureté de l'effort. La grande barrière rocheuse et escarpée du Mont Valier (2838m) se déroule sous nos yeux, la mer de nuage vient mourir à ses pieds, des plaques de neige sont encore bien présentes à plus de 2700m, on passe l'étang de Pra Matau, le soleil brille et on termine l'une des plus grosses ascensions des Pyrénées...
Mont Valier

Mont Valier - 2838m

Dans le Port d'Aula 3Etang d'AreauPort d'Aula 11 juillet 2015 172

Les lacets continuent de s'enchainer, et la sérénité ne viendra être perturbée que par un cheval au galop nous rattrapant (aisément lui!) dans nos derniers hectomètres... le vent s'est mêlé à notre ascension à l'approche du Port, mais la cible est en vue et rien ne nous arrête maintenant. Dans le Port d'Aula 5
Vue depuis le Port d'Aula sur le versant espagnol...

Vue depuis le Port d'Aula sur le versant espagnol...

Vélos au Port d'AulaL'arrivée au Port d'Aula est superbe, avec la borne frontière historique pour nous accueillir, et enfin la vue sur l'Espagne qui reste toujours un instant spécial... on restera un long moment à contempler le versant voisin. Et que dire de ce Port d'Aula... terre de passage et d'exil qui relie l'Espagne à la vallée du Salat, il fut surement un vrai calvaire pour de nombreuses personnes fuyant les persécutions et régimes autoritaires, mais aussi un lieu d'espoir important... Descente Port d'Aula 2 La descente sera très compliquée, du fait des poignées de freins très dures sous les gants sur ce chemin si chaotique, et de la remontée d'un brouillard épais qui nous empêchera parfois à voir à plus de dix mètres, mais le retour sur le goudron se traduira également par le retour d'une vue un peu plus dégagée sur la vallée du Salat. Le périple s'achève sous la halle de Seix en dégustant un sandwich bien reconstituant, avec le sentiment d'avoir vécu encore un moment fort de notre passion cycliste. (Et merci au photographe!)

Un Tour de la Montagne Noire

Quelques semaines sont passées depuis la dernière sortie d'envergure fin mai, mais le temps a été mis à profit pour tracer un nouveau parcours destiné à accueillir une nouvelle fois le PDG de Vélomontagne.fr alias Idris. Il fait le grand honneur au Tarn de déposer ses roues une nouvelle fois dans notre beau département à la recherche de beaux paysages montagneux de préférence. La route que j'ai choisie de suivre est une route qui regroupe en un peu plus de 100km, quasi toutes les facettes de la Montagne Noire à travers son influence continentale et celle plus méditerranéenne. Le temps est chaud voire étouffant depuis quelques jours, ce jour-là on ne parle pas d'accalmie, mais le matin est légèrement plus respirable. Quai gare VielmurGare MazametOn prend le train de 6h45 afin de passer rapidement sur un trajet jusqu'à Mazamet contre le vent et qui n'aurait rien apporté à l'histoire de ce parcours. le vent d'Autan, qui s'est levé l'avant-veille, se renforce en passant Castres. A Mazamet les rafales dans les arbres sont beaucoup plus présentes. En passant par Triby on choisit une montée à l'abri sur presque tout le déroulé. La traversée de Mazamet est calme, et on s'engage sur la "route des usines" tranquillement. Deux ans que je n'avais pas repris cette route, deux ans que je n'avais pas entrepris le "challenge du Pic de Nore". Mais cette fois, en plus, c'est pour la faire découvrir à un cycliste passionné. J'ai profité des jours avant pour me documenter sur l'histoire qui jalonne tout notre tracé afin de ne pas rouler idiot. Je ne pratique pas le vélo pour alimenter un quelconque tableau de chasse, mais bien pour découvrir des coins, contempler les panoramas ou les simples paysages, profiter de l'instant et ressentir la vie passée si intense de nos régions. Que ce soit dans les Pyrénées ou dans le Tarn, les deux coins où j'ai le plus roulé, les vallées ont connu leurs heures de gloire internationale et il est toujours intéressant de découvrir ici ou là des témoins de cette activité. Le vélo est alors le meilleur moyen de locomotion pour prendre le temps et savoir s'arrêter. Bien sûr, avant de prendre la fameuse intersection à gauche pour embrancher sur ce versant, nous aurons pris le temps de découvrir les hameaux qui jalonnent cette portion de route depuis Mazamet, Hautpoul sur les hauteurs, Moulin de l'Oule, etc.... Pied Pic de Nore La montée à Nore comme disent les anciens, se fait sur un bon rythme en moulinant pour ma part et un peu plus en force pour Idris (mais lui il peut!). Les lacets s'enchainent, le début est toujours un peu plus dur que la fin, la portion très à découvert nous offre de bonnes rafales qui commencent à m'inquiéter pour le sommet tant je sais que des records de vent peuvent y être atteints. Hameau Les YesDans le PicOn ne croisera qu'un petit vieux à pied caché sous son coupe-vent orange fluo (on ne pouvait pas le louper lui...). Petit arrêt au niveau du croisement de Triby, et on repart pour la dernière portion. Le vent est présent mais on le ressent moins là, nombreux sont les arbres qui nous abritent. Carrefour du TribyPic de Nore 1Pic de Nore 2Arrive enfin le moment clé: la sortie de la forêt! Apparait enfin le majestueux Pic de Nore et son antenne façon fusée de Tintin... et le vent décide alors de nous épargner sur toute cette portion dégagée. Nous pouvons enfin profiter de ce panorama si spécial! On y restera environ une bonne vingtaine de minutes à contempler les monts et vallons alentours, les Pyrénées se font fugaces aujourd'hui, mais la vue en reste exceptionnelle bien évidemment. Pic de Nore 6Pic de Nore 4Pic de Nore 3Pic de Nore 5La route est encore longue pour mon parcours, et après s'être un peu ravitaillé, il est temps de redescendre. Direction Pradelles-Cabardès tout en profitant de la vue. On bifurque définitivement vers le Cabardès à la sortie du village. Au PicDescente Pic de NorePradelles Cabardes Carrefour PradellesAu loin le PicS'ensuit alors une descente assez longue vers les villages de Labastide-Esparbaïrenque (dont Idris n'a toujours pas digéré le nom), Roquefère et Mas Cabardès. Ces villages ont connu eux aussi des temps d'activité très importante, aujourd'hui c'est essentiellement le tourisme qui les fait vivre et même re-vivre tant les habitants rénovent les murs et maisons de pierre. Les traversées sont vraiment très agréables. Les kilomètres défilent sous nos roues, et on sent bien de ce côté l'influence méditerranéenne, l'air y est plus chaud (légèrement moins agréable à mon gout) et les conifères ont disparu des paysages. Sans nul doute, il sera intéressant d'y revenir en automne pour contempler tous ces chênes et autres châtaigners ornés de feuilles aux couleurs flamboyantes. On entreprend alors la remontée sur les Martys qui s'avèrera assez longue d'une bonne dizaine de kilomètres, mais on se délecte des paysages qui sont magnifiques à chaque virage prononcé.

Labastide E Roquefère 2 Roquefère 1Mas Cabardes Croix de TisserandsLa Croix des Tisserands de Mas Cabardès, témoin du passé de ce village....

Martys 2Montée sur les MartysArrivé en haut, direction à gauche pour rejoindre Laprade, non sans un petit arrêt boisson fraîche à un bar-restaurant de bord de route. Martys 3La partie qu'on attaque en repartant, est du domaine du connu maintenant. On passe Laprade et son lac, puis les toboggans reprennent pour finalement atteindre le Pas du Rieu et quelques mètres plus loin la dernière rampe du col de Fontbruno. Lac de Laprade Pas du Rieu Col de FontbrunoMine de rien, on roule toujours bon train en admirant le panorama qui se détache, on atteint le col et ses 880m. Quel plaisir de faire découvrir à Idris ces routes que j'emprunte si souvent. Nous passons un long instant au monument érigé en mémoire du maquis de la Montagne Noire. Puis vient le temps de faire une pause aux bassins de Roudille qui restent un des coins les plus agréables du secteur. Monument Fontbruno 3 Monument Fontbruno 1 RoudilleLe ciel, bien que gris, n'est pas trop mal pour décider de s'engager sur la route qui mène au barrage de La Galaube. C'est la première fois que j'y roule, et la découverte est à l'image de ce que je m'imaginais: une route traversant les forêts et vraiment perdue. On croise régulièrement des stèles là aussi, tant les combats pendant la seconde guerre mondiale ont été nombreux ici. Route de la Galaube En descendant vers La Galaube Vers La GalaubeLa route forestière serpente, monte et descend au grès des petits monts, mais dans l'ensemble elle permet de bien rouler. J'y étais passé il y a de nombreuses années (je ne m'en souviens quasi plus), le barrage était alors en construction, mais aujourd'hui avec la densité de la végétation on ne distingue que très peu sur la fin la retenue d'eau. Nous bifurquons pour rentrer dans le village de La Galaube, mais l'accès ne semble pas très aisé pour remonter au niveau de l'eau, on préfère reprendre notre route. La Galaube bis La Galaube La Galaube ter Stèle la GalaubeLà également, la route reliant Arfons à travers bois, est une totale nouveauté pour moi. Je craignais de nous retrouver sur une piste en plus ou moins bon état comme il y en a un certain nombre dans la Montagne Noire, mais finalement c'est bien goudronné tout du long, et cette traversée est vraiment agréable. La fin offre même une vue imprenable sur Arfons. On retrouve la route de Saissac pour finir. Je retiens également le secteur pour y revenir à l'automne. Mine de rien la température monte, et il fait bon s'arrêter dans Arfons pour se rafraichir. Deux fontaines au moins y sont accessibles. Route La Galaube Arfons Arfons 1 Croisement Rte La Galaube SaissacAprès un moment de récupération bien appréciable, il ne nous reste plus à la sortie du village que la côte dite de Dourgne, mais finalement elle se montera bon train avec même une vue sur un sommet des Pyrénées ariégeoises au loin.

Fontaine Arfons Arfons 3 Arfons 2Croix de MontalricCroix de Montalric - "Les Hospitaliers qui créèrent le village d’Arfons (qui s’appelait alors Orfons), au XIIe siècle, avaient besoin de mains pour défricher la forêt. C’est pourquoi, reprenant le moyen employé par Romulus lors de la fondation de Rome, ils décidèrent d’attirer les gens qui avaient eu des problèmes avec la justice. Ils créèrent une sauveté, c’est-à-dire une terre d’asile où la justice des seigneurs avoisinants était suspendue. Les limites de cette sauveté du XIIe siècle sont encore visibles aujourd’hui dans la forêt, sous la forme de croix. La croix de Montalric sur la route de Dourgne en matérialisait la limite nord." (tiré de l'excellent blog Polymathe)

Vue sur la plaineLa descente sur Dourgne est toujours aussi exceptionnelle, avec une vue très dégagée sur toutes les plaines environnantes. Après un instant photo et une portion très gravillonnée de la route, on lâche enfin les freins pour une descente longue et bien marquée. Deux petits détours par l'abbaye d'En Calcat et Massaguel, village cher à mon coeur, viendront agrémenter cette fin de sortie. La chaleur devient plus étouffante sur ce dernier morceau, et un arrêt salvateur à Soual nous requinquera pour terminer les dix kilomètres restant tambour battant. 116 km et 2050 m de D+ de découverte de routes et coins qui valent vraiment le détour, et puis bien sûr la satisfaction d'avoir partagé ce si beau circuit avec le guide pyrénéen !    

Entre Agout et Sidobre…

C'est à peine requinqué, que j'écris ces quelques lignes sur ce week-end sportif... La sortie du mois de 100 bornes était prévue pour faire découvrir la partie vallonnée du Tarn Sud à mon guide cyclo-pyrénéen, Idris. La suite du week-end aura été occupée par du jardinage, bricolage et trail à côté de la maison. La veille de la sortie, j'ai pu récupérer le vélo de la fusée bigourdane pour lui faire le soir-même une petite révision qui n'était pas un luxe étant donnés le nombre de km et de dénivelé qui passent sous ces roues en peu de semaines ces temps-ci... Sortie Sidobre 22 mai 2015 005Cette "grande journée de vélo" commence donc sur les coups de 9h à l'arrivée du train de mon coéquipier du jour. Après une rapide préparation à la maison, nous voilà partis en direction de Castres pour rejoindre le Sidobre. Le temps est plutôt beau, mais pas aussi dégagé que je l'espérais, le ciel bleu est là mais des cumulus aussi qui s'accrochent par moment aux sommets de la Montagne Noire. Nous roulons assez bon train sur de petites routes, "portés" par le vent de Nord-Est (froid, dans quelques heures il ne nous portera plus...). Idris découvrant le secteur, une visite historique de Castres s'imposait à travers ses ruelles pavées, son jardin dessiné par Le Notre, ses monuments et ses maisons sur l'Agout. CastresNous partons directement alors par le début de la route de Lafontasse, pour bifurquer ensuite vers St Salvy de la Balme. Le pyrénéen est en grande forme, malgré sa grosse dizaine de jours de coupure, et emmène sous mon nez son grand plateau de 50 dents, alors que dès les premières rampes un peu pentues je décide de passer sur le petit plateau pour m'économiser. Il ne quittera jamais sa "plaque" de toute la sortie, il faut dire qu'il a déjà à son actif pour 2015 tous les grands cols de son coin et nous ne sommes qu'au mois de mai... Vers St SalvyLes premiers rochers de granit apparaissent, ils ne vont plus nous quitter d'un moment, ce qui aura le don de ravir Idris d'un tel spectacle (c'est vrai que dans ce coin ils y vont fort avec tous les aménagements version "granit"...). La montée n'est pas trop raide, on avance assez bien et assez tranquillement pour un vendredi. Petit arrêt sur la grande place de St Salvy avant de repartir et s'arrêter quelques km plus loin pour admirer le panorama sur la vallée. Au-dessus de St SalvyComme prévu par Météo81, de gros nuages stagnent un peu au-dessus de nous quand on atteint le sommet rejoignant la route de Brassac. Je me pose alors la question pour la suite... Mais l'envie de faire découvrir ce coin si particulier du Moulin de Record et Ferrières est trop grande pour passer à côté, et même si le temps se gâtait il y a toujours la possibilité de remonter directement sur Lacrouzette sans passer par Vabre. Le petit bout de route sur la départementale n'est pas des plus agréables, mais passe vite. On bifurque sur la gauche et nous nous élançons dans une petite descente. D'habitude, une vue superbe sur l'Agout est à admirer sur la droite peu avant le creux, mais cette année la végétation est vraiment trop dense à cette époque. Moulin de RecordCe site du moulin de Record est vraiment magnifique tant on est perdu au milieu des montagnes et forêts. La côte qui suit, infligera à Idris quelques secondes d'arrêt, le "tout à droite" étant quand même un peu exagéré pour cette pente qui atteint parfois les 7%... de mon côté je gère toujours en pensant que la sortie atteindra les plus de 100km au final... Un peu plus à l'abri ici du vent, nous roulons toujours sur un bon rythme après être passé par le village de Ferrières. Ferrieres 1Ferrieres 2Nous traversons alors ce morceau de nature entre collines et forêts qui reste encore relativement intact. Pour notre grand bonheur, les voitures et autres camions ne sont pas légions, contrairement aux rayons de soleil qui sont réapparus et nous quitterons plus jusqu'à l'arrivée. On atteint Vabre sur les coups de 12h30, malheureusement trop tard pour trouver une épicerie ou boulangerie ouverte, mon plan de ravitaillement "salé" tombe à l'eau. VabreAprès une petite pause et quelques sucreries avalées, direction Roquecourbe pour la prochaine étape. Cette route entre Vabre et Roquecourbe est toujours aussi piégeuse, heureusement le début est vraiment splendide avec ce site des labans, grandes paroies de granit, ou l'enchainement de viaducs au confluent du Gijou et de l'Agout. On va alors suivre l'Agout et ne plus la quitter pendant un moment. Entre Vabre et Roquecourbe 2Entre Vabre et RoquecourbeEntre Vabre et Roquecourbe 3L'arrivée à Roquecourbe est proche, il faut encore passer ces deux dernières côtes plus pentues que les autres, puis on descend enfin sur le centre du village pour s'arrêter se désaltérer à un bar. le Velo MontagneLa partie qui suit, a vu les roues de nombreux de mes vélos. Entre Garrot et Burlats, c'est le défilé de la vallée de l'Agout sous les arbres, cette route est toujours aussi agréable bien à l'abri et ombragée. On parvient à Burlats en début d'après-midi pour y faire un petit tour historique sous le soleil. Reste à rentrer à la maison et ce sont 30km qui nous attendent.
Quelque part entre Garrot et Burlats...

Quelque part entre Garrot et Burlats...

Sur la route des SalvagesPlutôt que de prendre un trajet simple par le centre de Castres et la route directe, je préfère diriger Idris par des routes plus champêtres pour avoir des points de vue plus dégagés. Et qui dit points de vue, dit montées forcément... Direction Puech Auriol qui nous offre la plaine castraise, la Montagne Noire et le Pic de Nore dans un panorama plus dégagé que ce matin. La petite route est généreuse en pourcentage mais elle vaut le détour. En montant à Puech AuriolPanorama Puech AuriolPetite hésitation au moment de couper la route d'Albi, mais Laboulbène reste le meilleur itinéraire pour rejoindre ce coin à ne pas manquer pour un cyclo qu'est le Lautrécois avec en point d'orgue le village médiéval. Vers LaboulbeneLa route n'est pas bien large et très "perturbée", les mollets commencent à se plaindre, les 100km sont franchis mais l'arrivée est proche et je sais depuis Roquecourbe qu'une bonne collation préparée par ma douce, nous attend... L'arrivée sur Lautrec par la D30 est vraiment intéressante car elle offre une vision d'ensemble du secteur et bien sûr une vue superbe sur le village et son piton rocheux. En approchant de LautrecCette dernière grosse montée de la journée qui est l'accès au centre, nous pèse bien dans les jambes mais ne nous empêche pas de faire une fois de plus les touristes en rentrant dans le coeur de la cité pour admirer les maisons à colombage et les rues pavées. Les 10km restant de ligne droite à parcourir sont alors une belle partie de pédalage vent de 3/4 plus ou moins (suivant les rafales assez fortes...). Une fois de plus lors de nos sorties communes nous arrivons bien entamés, ce tour fait vraiment la part belle aux paysages, le temps ne nous aura finalement pas trop handicapé, et surtout le premier épisode de découverte du Tarn sud pour le Pyrénéen est bel et bien bouclé (sur le gros plateau qu'il n'aura décidément pas quitté depuis le début!!!...) !   115km - 1500m D+
SuperGateau

le "recovery" gâteau ...