Dans le Louron, au coeur du brâme…

Enfin les températures clémentes et durables s’installent dans le sud-ouest, on va pouvoir profiter d’une semaine « break » pour recharger les batteries dans un coin que l’on affectionne: le Louron.

En plus début octobre, nous sommes en plein coeur du brâme du cerf, période pendant laquelle les biches et cerfs sont bien observables. Depuis deux ans, on commence à connaître les coins privilégiés pour les observer dans cette partie des Pyrénées, et encore une fois on a été gâté…

Direction les bords du lac de Génos-Loudenvielle, pour goûter à l’apaisement de cette étendue d’eau si calme à cette période.

Dès le premier soir, on ne résiste pas à l’envie de marcher du côté du petit village de Germ… et nous rencontrons déjà nos premiers cervidés…

Au détour d’un virage, dans un champ… rencontre…

Le lendemain, nous partons vers l’Espagne et la vallée de Pineta, pour monter aux Llanos de la Larri, d’où la vue sur la face nord du Mont Perdu est splendide.

Piste vers le Cirque de Pineta…

Dans la montée, au travers des arbres, le massif du Mont Perdu se découvre…

Après une montée régulière sur piste au coeur d’une magnifique hêtraie, nous parvenons aux llanos, vaste plateau 1650m qui sert d’estive aux troupeaux…

Vue sur les Llanos de la Larri…

Et en se retournant, vue sur la face nord du Mont Perdu, jusqu’au Cylindre du Marboré (plus de 3000m là haut)…

Le vent souffle en rafale par moment sur le plateau, mais le déjeuner face à ces géants rattrapent tout…

 

Pour redescendre, on choisit de prendre le chemin des cascades qui dégringole jusqu’à la Pradera de Pineta.

 

Les vues sur la Vallée de Pineta, et les sommets environnants sont tout simplement incroyables tout au long de ce circuit, d’autant plus à l’automne comme aujourd’hui… On se sent petit…

On rentrera sous un ciel mi-figue mi-raisin, mais qui nous offre alors une vue sur la Vallée d’Aure et l’Arbizon magnifique.

Le lendemain, selon meteofrance, est la plus belle journée de la semaine, direction la Montagne d’Ourtiga (le versant sauvage de la station de Peyragudes), pour y observer les biches et cerfs.

La montée est longue et assez ennuyante sur une piste pour s’extirper de la station, et nous arrivons enfin sur un sentier en balcon qui va contourner la montagne jusqu’au Couret d’Esquierry, pour nous offrir un panorama extraordinaire.

Au fond en bas le Val d’Aube, et le sommet au centre: le Hourgade.

les premiers brâmes se font entendre au loin, et tout d’un coup dans le viseur de l’appareil photo:

Ils sont là, nous en compterons entre 40 et 50… rassemblés… les mâles se jaugent, s’impressionnent, une hiérarchie doit se former et s’imposer… les femelles observent ou s’extirpent du groupe comme nous constaterons pour une petite dizaine d’entre-elles…

La pause déjeuner se fera à quelques mètres du Couret et sous un groupe de biches et d’un cerf.

Après de longs moments à les observer, il est temps de retourner vers notre univers « humanoïde », non sans être conscient de ce moment superbe auquel on a assisté… par le même chemin, en faisant juste un détour sur la fin qui nous fera encore observer un moment de vie sauvage, une lutte entre deux vautours pour les restes d’une proie semble t-il.

Album Brâme du Cerf - Ourtiga

Le lendemain, mercredi, le ciel est bien bas. Je m’accorde une sortie solo, sur les hauteurs de Génos, reprenant le circuit des ardoisières un peu « upgradé », puisqu’après être passé par Armenteule et Adervielle, je m’engage sur le chemin qui remonte aux Granges de Nabias. Le brouillard et la bruine légère m’enveloppent bien vite, et sur ce chemin bien pentu et humide seul un écureuil se hasarde à sortir sur mon passage. Vers 1350m, je retrouve le GR10, la fin du dénivelé positif et de nombreuses vaches qui profitent également de ce GR, qui me vaudront deux bons moments de solitude pour les contourner sans les effaroucher… La descente est assez raide sur Loudenvielle, et le retour au bord du lac est bienvenu!

Jeudi, le soleil est revenu, et a chassé la majorité des nuages. Nous profitons de l’après-midi pour rejoindre un de nos coins préférés, la Vallée de la Pez. Nous croisons les derniers randonneurs qui redescendent quand nous y arrivons, nous aurons la vallée, ses marmottes, pour nous seul durant les quelques heures passées… Seul un éboulement gigantesque sur une des parois et son vacarme incroyable, viendra perturber la quiétude de cet immense balcon perché à plus de 1540m.

Vendredi, dernier jour, on s’accorde l’après-midi à Balnea pour récupérer de nos efforts durant la semaine, et le matin pour effectuer un dernier petit tour sur le sentier de Cidelongue entre la Tour du Moulor et le village de Loudenvielle.

 

En fond de vallée…

Ça faisait longtemps que ce fond de vallée du luchonnais me trottait dans la tête. Ce cul de sac qui fourmille de lacs à haute altitude, nous a offert des paysages assez impressionnant, mais demandent des efforts assez conséquents pour les atteindre.

Cette boucle du Lac Vert annonce plus de 900m de D+ et un peu plus de 10km.

On saura à l’avenir que dans ce coin, les descentes peuvent être aussi « énergivores » que les montées tant la pente et les obstacles présents rendent la progression compliquée. Comme dit le proverbe tibétain « quant tu es arrivé au sommet de la montagne, continue de grimper »…

Cette boucle n’en reste pas moins, un classique du luchonnais, et même si les courbatures ont été un peu longues à se résorber cette fois, les souvenirs et la fierté l’emportent à nouveau.

Après être passé au pied du cirque de Grauès et son petit lac à 2045m, le Lac Vert pointe au bout du chemin…

Au coeur du Cirque de Grauès…

Arrivée sur le Lac Vert depuis le cirque de Grauès…

Vue sur la Vallée du Lys, depuis le chemin après le Lac Vert…

Pendant la traversée entre Lac Vert et chemin du refuge de Maupas à une altitude flirtant avec les 2000m, vue sur le petit Lac Noir…

Après une descente sans fin… le ciel s’est bien ennuagé, et les crêtes du Céciré commencent à disparaître…

Toutes les photos :

 

La Côte d’Emeraude…

Petit séjour d’une semaine sur la Côte d’Émeraude, à St Germain de la Mer (commune de Matignon) pour profiter de l’air frais venu de la Manche au cœur de la canicule qui aura frappé le reste de la France. Nos journées oscillaient entre visite historique, patrimoniale, et découverte de ces grands espaces naturels qui agrémentent cette côte d’Émeraude.

Dinan, son château et sa vieille ville, le Cap Fréhel et le Fort la Latte, petit croché jusqu’au Mont Saint-Michel, Saint-Malo et sa cité fortifié, et toute la côte en passant par St Cast le Guildo la ville balnéaire, nous ont bien séduit et nous appellent à y revenir un jour pour continuer à découvrir cette région de Bretagne.

Toutes les photos ici :

Et les photos du Courtil des Senteurs à Quévert, jardin municipal avec des centaines de rosiers, et le Jardin exotique de Roscoff :

Escapade roussillonnaise…

Besoin d’air et de grands espaces à la fin de cet hiver, direction la côte mais pour le premier jour ça sera une étape dans l’histoire cathare de l’Occitanie, au coeur de Peyrepertuse et Quéribus.

Peyrepertuse sur sa crête ne se distingue quasiment pas depuis la vallée, mais quand on arrive à son pied on comprend mieux le nom de « citadelle du vertige » et de vaisseau amiral…

Au loin les Pyrénées enneigées sous un ciel bien bas…

Le village de Duilhac sous Peyrepertuse, et au loin se distingue le donjon de Quéribus…

Le temps trop couvert ne nous engage pas à faire Quéribus dans la foulée, le vent d’ouest est fort, ce qui rend les températures ressenties pas très hautes… la soirée se passera à l’auberge de Cucugnan.

Le lendemain matin, le ciel bleu et le grand soleil nous redonne l’espoir de bien profiter de notre deuxième journée et surtout de voir un panorama exceptionnel en haut de Quéribus… et ce fut le cas.

Nous sommes à l’ouverture du château, le site pour nous seuls pour un moment…

Le Mont Tauch…

La visite est impressionnante, à 728m d’altitude, après être passé par les différentes enceintes pour accéder enfin au coeur de la citadelle, et cette salle du pilier central dans le donjon…

La vue est tout simplement splendide sur la vallée roussillonnaise, et cet axe entre Perpignan et Foix… sous nos yeux le vignoble de Maury et surtout le Massif du Canigou si captivant!….

Depuis Quéribus, la vue de l’autre côté sur Cucugnan et Peyrepertuse:

La terrasse du donjon offre une vue à 360° tout bonnement exceptionnelle… on comprend mieux l’intérêt stratégique d’une telle forteresse au-dessus du passage du Grau de Maury et pour surveiller les passages d’envahisseurs dans la plaine…

Après une matinée mémorable, direction la plaine, et la côte pour passer l’après-midi autour de l’étang de Peyriac de Mer, et finir notre mini séjour à Gruissan.

 

 

 

De la montagne à l’océan…

C’est un mois d’octobre complet que nous venons de passer… nous menant de la haute montagne jusqu’au bord de mer.

Qui dit octobre, dit brame du cerf… moment privilégié et toujours aussi marquant et impressionnant, qu’on a pu apprécier une nouvelle fois dans le luchonnais. Le vent du sud soufflant fort, le plaisir a été un peu gâché, les animaux étant sûrement déroutés par les températures atteintes à cette époque encore.

Immersion en Vallée d’Oueil et sur les pentes du Peyresourde:

Soirée entre Bourg d’Oueil et Cirès, qui après un petit tour en lisière de forêt nous offre ce spectacle d’une biche et son faon…

Au fond de la vallée, le village de Bourg d’Oueil…

Le lendemain, direction les pentes du Peyresourde, et le petit village de Portet de Luchon pour admirer les paysages d’automne…

Après un repas pris au bord de l’aérodrome de Peyragudes, petit tour à notre petite pépite, la vallée de la Pez en fond de Louron:

Vue depuis Peyragudes…

Il nous manquait de pouvoir vraiment apercevoir un ou des cerfs… et en redescendant le col de Peyresourde vers Luchon…

 

Fin du mois, direction la Bretagne pour un séjour express mais intense. Le trajet est l’occasion de faire une halte sur l’Ile de Noirmoutier, un coin qui m’attirait depuis un moment par la particularité de son lien naturel avec le continent: le passage du Gois. L’ile vaudra vraiment le coup d’y revenir pour y passer quelques jours et découvrir le château, les réserves naturelles les plages et port de pêche…

le soleil nous accompagne pour ce premier jour de trajet…

La Plage des Dames, qui a servi de cadre au tournage du film « Les vacances du Petit Nicolas »…

Et bien sûr pour repartir, on s’est assuré d’être dans le bon créneau horaire pour traverser le Passage du Gois et ses 4km à travers la mer…

Direction le Pont de St Nazaire, pour aborder la Bretagne…

Petit arrêt déjeuner en face le château de Bretesche à l’entrée de Missilac…

Quelques jours de pluie et temps variable, et nous restent deux jours pour parcourir les terres bretonnes…

Après-midi sur la presqu’île de Kermorvan et sur son îlette dominée par les ruines d’un fort qui était destiné à défendre le passage vers la rade de Brest ainsi qu’à prévenir tout débarquement dans l’anse des Blancs Sablons.

la Plage des Blancs Sablons

 

Journée à Locronan, petit village typique du Finistère

Montagne de Locronan, avec une chapelle dont l’histoire est vraiment singulière, à retrouver ici

Vue sur la baie de Douarnenez…

le vélo, jamais bien loin de mes pensées…

Avec les plaques de rue de chez Henriot…

Après la visite du village jusqu’au Manoir de Kerguénolé et un petit restaurant, direction la baie de Douarnenez entre la Pointe de Tréfeuntec et la plage de St Anne la Palud.

Pointe de Tréfeuntec, au coeur de la baie de Douarnenez… A droite le Cap de la Chèvre et à gauche la pointe du Raz.

Vue sur l’île Salgren qui n’est une île qu’à marée haute et qui marque la séparation entre la plage de Sainte Anne La Palud et celle de Ty Anquer…

Sur la plage de Kervigen, les restes d’une épave…

Retour en terre Occitane avec notre arrêt maintenant régulier à la Roche Bernard…